Blinken voulait des sanctions contre l’unité 504 de Tsahal

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United States Secretary of State Antony Blinken attends a meeting of the North Atlantic Council with Partner Nations at a NATO summit in Vilnius, Lithuania, Wednesday, July 12, 2023. NATO leaders prepared to provide Ukraine with more military assistance for fighting Russia but only vague assurances of future membership as the alliance's summit draws to a close on Wednesday. (AP Photo/Pavel Golovkin)

Sanctions avortées contre l’unité 504

Les relations entre Israël et les États-Unis ont connu des tensions significatives lorsque l’ancien secrétaire d’État américain Antony Blinken a envisagé d’imposer des sanctions à l’unité 504 de Tsahal, une branche du renseignement militaire israélien. Cette décision a été stoppée in extremis par Israël, selon Michael Herzog, ancien ambassadeur israélien aux États-Unis.

Une confrontation diplomatique intense

Dans une interview accordée à Ariel Kahana pour Israel Hayom, Herzog a expliqué que la volonté de Blinken était déjà arrêtée et qu’il a fallu une intervention de dernière minute pour l’empêcher. « Il avait pris sa décision, mais nous avons réussi à bloquer cette mesure à la dernière minute », a déclaré Herzog. Il a ajouté que plusieurs discussions houleuses ont eu lieu entre les deux pays sur les conséquences potentielles des actions d’Israël et la crainte qu’elles ne déclenchent une escalade.

Des tensions entre Biden et Netanyahu
Herzog a également mis en lumière les divergences entre l’ancien président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Il a critiqué la décision de Washington de suspendre l’envoi d’équipements militaires à Israël à un moment crucial, juste avant le début des opérations terrestres à Rafah. « Il y a eu des moments très tendus, mais malgré cela, l’administration Biden a soutenu Israël dans des instants décisifs », a-t-il reconnu.

En dépit des frictions, les États-Unis ont apporté une assistance significative, en fournissant des munitions, en aidant à la défense contre les attaques de missiles iraniens et en protégeant Israël sur la scène internationale, notamment en opposant leur veto à plusieurs résolutions de l’ONU.

Le rôle ambigu du Qatar
Par ailleurs, Herzog a pointé du doigt le Qatar comme un acteur ambigu dans les négociations entre Israël et le Hamas. S’il reconnaît le rôle du pays dans la conclusion de certains accords, il estime que Doha n’a pas exercé suffisamment de pression sur le Hamas durant une longue période. « Ce n’est que tardivement que le Qatar a réellement pesé pour amener le Hamas là où nous le voulions », a-t-il déclaré, ajoutant que l’émirat aurait pu être plus fermement impliqué dans la gestion de la situation.

Cet épisode souligne les tensions récurrentes entre Israël et les États-Unis sous le gouvernement de Biden, concernant certaines politiques de sécurité et stratégies militaires. L’intervention diplomatique israélienne a permis d’éviter une crise de grande ampleur avec Washington.

Jforum.fr

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