La veille de l’enterrement de sa famille, assassinée en captivité par le Hamas, l’organisation « Beya’had Nenatsea’h » a offert un Sefer Tora à Yarden Bibas.
Par Itzhak Eitan – Hidabrouth –
Dans une soirée chargée d’émotions et en ces jours où la douleur est indescriptible, quelques heures avant les funérailles de Shiri Bibas et de ses enfants Kfir et Ariel, l’organisation « Beya’had Nenatsea’h », dirigée par les frères Graucher, a remis hier soir (mardi) un Séfer Tora à Yarden Bibas, survivant de la captivité, en mémoire de sa famille.
Des moments poignants ont été vécus lorsque Yarden a écrit les dernières lettres du Séfer Tora, qui a ensuite été introduit dans une synagogue.
« Alors que toute une nation s’incline sous une douleur immense, juste avant ces funérailles bouleversantes, j’étais ce soir assis aux côtés du survivant Yarden Bibas », a écrit Shay Graucher (notre photo), président de l’organisation, sur son compte Instagram. « Quelques heures avant qu’il ne fasse ses adieux aux êtres qui lui étaient les plus chers – sa famille brisée. Shiri, son épouse. Kfir et Ariel, ses jeunes enfants. Des âmes pures, arrachées avec cruauté, enlevées et emprisonnées à Gaza, pour n’en revenir que dans des cercueils. Une douleur indescriptible, un chagrin inconsolable. »
« Ce soir, nous nous sommes assis ensemble, les mains tremblantes, pour écrire les dernières lettres du Séfer Tora qui leur est dédié. Des lettres d’espoir, des lettres de souvenir. Aux côtés d’amis et de partenaires de cœur, toujours présents – le rav Moshe Shneier, le rav Leibel Schmotkin, David Siegel, Mordechai Shapiro – avec le soutien de la communauté de la Palm Beach Synagogue en Floride. Ce Séfer sera introduit quelques heures avant ces funérailles déchirantes, et restera à jamais comme un symbole de mémoire éternelle. »
« À nos côtés se trouvait également le rav Yehuda Kaplan, conseiller du président des États-Unis Donald Trump, venu spécialement ici pour rendre un dernier hommage à cette famille bien-aimée, entrée dans le cœur de chacun d’entre nous. »
« Yarden, mon cher frère, nous n’avons pas de mots pour consoler. Nous ne pourrons jamais ramener les éclats de rire de Kfir, le dernier câlin d’Ariel, l’amour de Shiri. Mais nous sommes là. Tout le peuple d’Israël est là. Nos cœurs sont avec toi, avec des larmes et une étreinte. Nous te promettons de ne jamais oublier Shiri, Kfir et Ariel. Ils resteront à jamais gravés dans nos cœurs. »