Une source haut placée de l’état-major iranien a déclaré que la direction avait ordonné de relever le niveau d’alerte et de préparer des ripostes immédiates en cas d’attaque américaine. L’information divulguée survient à un moment de tension maximale dans la région, alors que les États-Unis renforcent leurs forces au Moyen-Orient en réponse aux menaces iraniennes. Plus de mille missiles balistiques hypersoniques lourds auraient été dirigés vers des installations stratégiques en Israël.
JDN – Yanki Cohen
Avec la montée des tensions entre Téhéran et Washington et les menaces mutuelles, une source haut placée de l’état-major iranien a révélé que la direction des forces armées a donné l’ordre d’élever le niveau d’alerte et de préparer des réponses immédiates en cas d’attaque américaine. Cette fuite survient alors que la région est à son niveau de tension le plus élevé, les États-Unis renforçant leur présence militaire au Moyen-Orient en réaction aux menaces iraniennes.
Selon le rapport, plus de mille missiles balistiques hypersoniques lourds ont été dirigés vers des installations stratégiques en Israël. « Les missiles ne sont pas programmés uniquement pour viser Dimona, mais aussi plusieurs autres installations au centre d’Israël, où, selon des renseignements, des plans stratégiques sensibles auraient été transférés », a affirmé la source iranienne.
La source a ajouté que l’Iran a également visé des missiles vers des bases américaines dans la région du Golfe, un signal clair à Washington qu’une attaque américaine entraînerait une réponse massive de l’Iran.
Dans un autre développement dramatique, la source a révélé que les commandants des forces armées iraniennes ont demandé au guide suprême Ali Khamenei de modifier sa « fatwa » (décret religieux) afin d’autoriser la production d’armes nucléaires.
Les chefs militaires iraniens ont également proposé de se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), que l’Iran a signé en 1970. Selon la source, ces mesures drastiques sont envisagées en raison des « pressions, menaces et circonstances actuelles, ainsi que de la présence à la Maison Blanche d’un président susceptible de prendre une décision aventureuse et irréfléchie ».
Malgré l’escalade et les échanges de menaces, un responsable du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a révélé qu’une réunion non officielle et secrète a eu lieu entre des représentants des États-Unis et de l’Iran à Mascate, la capitale d’Oman, vendredi dernier. Cette rencontre visait à préparer le terrain pour des pourparlers officiels entre les deux parties.
Selon la source, trois représentants de chaque côté ont participé à la réunion, qu’il a qualifiée de « très positive ». Ces contacts secrets suggèrent qu’en dépit de la rhétorique belliqueuse, les deux camps recherchent également des canaux diplomatiques pour désamorcer les tensions.
Des sources sécuritaires israéliennes ont estimé par le passé que l’Iran possédait des centaines de missiles balistiques capables d’atteindre des portées de plusieurs milliers de kilomètres, mais leur capacité hypersonique, ainsi que leur précision et leur puissance, sont remises en question par des experts occidentaux.
Des spécialistes de la sécurité avertissent que la tension actuelle est arrivée à un point d’ébullition dangereux, et qu’une erreur de calcul de l’une des parties pourrait conduire à une escalade rapide qui affecterait toute la région.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées ces derniers mois, sur fond de programme nucléaire iranien et de soutien de Téhéran au Hamas et au Hezbollah. La semaine dernière, le Pentagone a annoncé le renforcement des forces américaines dans la région, incluant deux porte-avions et des bombardiers stratégiques.
Des diplomates dans la région décrivent la situation comme une « marche sur la corde raide », tandis que des pays comme Oman et le Qatar tentent de jouer les médiateurs entre les parties afin d’éviter une escalade supplémentaire pouvant mener à une guerre régionale d’envergure.