Premier signe de vie des otages Bar Kuperstein et Maxime Harkine

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Après 547 jours de captivité entre les mains du Hamas, un premier signe de vie a été reçu aujourd’hui (samedi) de Bar Kuperstein et Maxime Harkine.

JDN

L’organisation terroriste a diffusé une bande-annonce (« promo ») d’une vidéo mettant en scène les deux hommes, dans le cadre de sa campagne de propagande et de guerre psychologique en cours.

La famille de Maxime Harkine a confirmé avoir reconnu sa voix dans l’enregistrement.
À la demande du quartier général des familles des otages, la vidéo – ou toute partie de celle-ci – ne sera diffusée qu’avec leur autorisation.

Maxime Harkine, résident de Tirat Carmel, s’était rendu spontanément à la fête Nova à Reïm, après avoir accepté l’invitation de ses amis.
Selon ses proches, c’était le premier festival auquel il participait, et il prévoyait d’y rester seulement quelques heures.

Père d’une fillette de 3 ans, Maxime vivait avec sa mère et son jeune frère de 11 ans, assumant le rôle de pilier de la famille.
Lors des premières salves de roquettes du “samedi noir”, il avait eu le temps d’envoyer un message à sa mère : « Maman, tout va bien, je rentre doucement à la maison. »
Quelques minutes plus tard, il écrivait :
« Maman, je t’aime. »
C’était le dernier message reçu de lui.

Bar Kuperstein, secouriste chez United Hatzalah, travaillait comme agent de sécurité lors de la fête quand il a été enlevé.
Ses amis l’avaient déjà reconnu dans de précédentes vidéos diffusées par le Hamas, attaché et allongé au sol.
Sa famille affirme avoir clairement entendu qu’il criait son propre nom.

Avant son enlèvement, Bar était devenu le principal soutien financier de sa famille, depuis que son père Tal était devenu invalide suite à un grave accident de la route, cinq ans plus tôt.
Aujourd’hui, la famille traverse une crise profonde : la mère est en détresse psychologique, les comptes bancaires sont bloqués, et les deux jeunes frères de Bar doivent gérer seuls les affaires familiales.

Un rapport publié cette semaine a révélé que le père de Bar s’efforce de réapprendre à parler et à marcher, dans l’espoir d’être prêt pour le jour où son fils reviendra à la maison.

La diffusion de cette vidéo de Kuperstein et Harkine s’inscrit dans une série de vidéos de propagande publiées par le Hamas ces dernières semaines, dans le cadre d’une stratégie de guerre psychologique minutieusement orchestrée.

Il y a une semaine, le Hamas avait diffusé une vidéo d’Elkana Bouhbout, un autre otage, implorant de l’aide devant une image du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

« Ma femme, mon fils me manquent – sortez-moi d’ici », dit-il dans un texte manifestement dicté.

En pleurs, Elkana poursuivait : « La vraie guerre psychologique, c’est ce que je vis chaque jour sans mon fils, sans ma femme.
Je vous le dis – ça me détruit… Vous ne comprenez pas ? Je veux sortir d’ici. J’étouffe. »

Une semaine plus tôt, le Hamas avait publié une vidéo montrant Elkana Bouhbout et Yossef Haïm Ohana, filmée apparemment après la reprise des combats.
Elkana y disait : « Je ne suis toujours pas sorti. Chaque jour sans ma femme et mon fils est un calvaire. »
Il s’adressait également à Ohad Ben Ami, un otage libéré :
« Explique ce qu’on vit, pour que tout le monde sache. »

Yossef Haïm Ohana y décrivait les conditions de détention : « Avant le dernier accord d’échange, nous étions dans un état terrible – sans nourriture, sans abri, sans savoir si nous allions survivre.
Quand l’accord a été lancé et que l’aide est arrivée, nous avons vu la lumière. Et c’est justement là que le coup a frappé. »

La diffusion en série de ces vidéos ravive la douleur des familles, qui vivent dans l’incertitude totale quant au sort de leurs proches.
Si l’apparition de nouveaux signes de vie de certains otages disparus depuis le 7 octobre redonne un peu d’espoir, elle suscite aussi une vive inquiétude quant aux conditions dans lesquelles ils sont détenus, et aux manipulations du Hamas.

Dans une déclaration publiée suite à la diffusion de la vidéo, le Quartier général des familles des otages a écrit : « Nous demandons aux médias et au public de respecter la vie privée des familles et de ne pas diffuser de contenu sans leur autorisation.
Chaque jour qui passe met en danger la vie des otages.
Le gouvernement israélien et les médiateurs doivent agir immédiatement pour les ramener chez eux. »

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