Moscou et Téhéran : accord sur le nucléaire

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est rendu à Téhéran pour discuter du programme nucléaire iranien avec les dirigeants iraniens. Lors de cette visite, Lavrov a tenu des entretiens avec le président Massoud Pezeshkian et son homologue iranien, Sayed Araghchi, afin d’harmoniser les positions des deux pays sur cette question sensible.

Un dialogue stratégique entre Moscou et Téhéran

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, cité par Interfax, les discussions ont permis de « comparer les points de vue sur l’état actuel du Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien ». Lavrov a exprimé l’espoir que cette problématique puisse être résolue par des moyens diplomatiques, soulignant ainsi la volonté de Moscou de jouer un rôle d’intermédiaire dans cette crise.

Parallèlement, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a indiqué à Reuters que malgré un ralentissement relatif de l’enrichissement de l’uranium depuis la fin de l’année dernière, l’Iran poursuivait son programme à un rythme soutenu. Selon lui, environ 7 kg d’uranium sont enrichis chaque mois à un niveau de pureté de 60 %, ce qui continue d’inquiéter la communauté internationale.

Israël en alerte face à l’Iran
La situation prend une tournure encore plus préoccupante avec la révélation, dans les médias internationaux, qu’Israël envisagerait de frapper les installations nucléaires iraniennes dès l’automne. Cette éventualité fait craindre une escalade militaire dans la région, alors que les tensions restent vives entre les deux pays.

Dans ce contexte, l’engagement de la Russie dans le dossier nucléaire iranien suscite des interrogations. En effet, Moscou s’affirme comme un allié de Téhéran tout en cherchant à maintenir un équilibre diplomatique avec les autres puissances mondiales.

Une stratégie influencée par les avancées entre Trump et Poutine ?
L’attitude de la Russie vis-à-vis du programme nucléaire iranien pourrait être influencée par un jeu diplomatique plus large impliquant Washington. Avec le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, la position russe pourrait s’inscrire dans une dynamique d’échanges avec Washington.

En effet, si Trump et Poutine trouvent un terrain d’entente sur la fin de la guerre en Ukraine, il est plausible que la Russie fasse pression sur l’Iran pour freiner son programme nucléaire en échange d’un assouplissement des sanctions occidentales ou d’autres avantages stratégiques. Cette hypothèse permettrait à Moscou de se positionner comme un acteur clé dans la résolution de crises internationales tout en préservant ses intérêts régionaux.

Ainsi, derrière les discussions diplomatiques officielles entre la Russie et l’Iran, se cache peut-être une stratégie plus vaste où les grandes puissances redéfinissent leurs alliances en fonction des évolutions géopolitiques mondiales.

Jforum.fr

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