Malgré le risque élevé et une vague d’exécutions de manifestants par le Hamas, des habitants de la bande de Gaza continuent de manifester pour réclamer la fin du règne de l’organisation terroriste. Des sources palestiniennes dans la bande rapportent que les manifestants risquent leur vie en exprimant de telles revendications, notamment après que le Hamas a exécuté plusieurs d’entre eux ces dernières semaines pour dissuader d’autres de faire de même.
JDN
Ces manifestations, rarement couvertes par les médias internationaux, témoignent de la colère croissante des Gazaouis face à la situation humanitaire, économique et sécuritaire sous la domination du Hamas.
Au cours des derniers jours, dans plusieurs zones de Gaza, des slogans tels que « Assez du pouvoir du Hamas » et « Nous voulons vivre, pas la guerre » ont été entendus. Selon les mêmes sources, ces protestations sont extrêmement dangereuses pour ceux qui y participent.
« Les gens n’ont plus peur, ils n’ont plus rien à perdre », a déclaré un habitant à un média étranger, sous couvert d’anonymat par crainte pour sa sécurité. « Nous avons vu nos amis être exécutés simplement parce qu’ils demandaient du pain et la paix. Mais nous continuons à sortir dans les rues, car nous n’avons pas d’autre choix. »
Le Hamas, qui ne tolère aucune critique ni contestation, a répondu avec une grande violence : ses forces de sécurité ont dispersé les rassemblements de manière brutale, arrêté des dizaines de manifestants, et procédé à plusieurs exécutions sommaires, sans procès équitable.
« Ils nous traitent de traîtres et de collaborateurs, mais en vérité, nous ne voulons qu’une vie normale », raconte un autre manifestant. « Notre souffrance vient surtout du Hamas, qui nous utilise comme boucliers humains et détourne l’aide humanitaire. »
Le contexte de ces manifestations est la grave crise humanitaire qui frappe la bande de Gaza : les habitants signalent de graves pénuries de nourriture, d’eau, de médicaments et d’électricité. Beaucoup accusent le Hamas de détourner les ressources au profit de ses objectifs militaires — notamment la construction de tunnels — et de répartir injustement l’aide humanitaire.