L’Égypte hausse le ton contre le Hamas ?

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L’Égypte menace le Hamas d’accepter la proposition de cessez-le-feu

Au cours d’une série de discussions intenses entre de hauts responsables égyptiens et les dirigeants du Hamas, l’Égypte a considérablement haussé le ton, avertissant que si le Hamas continue de rejeter la proposition de médiation égyptienne, le poste frontière de Rafah sera fermé.

par Danny Zaken

Après une série de discussions houleuses vendredi, certains signes indiquent que le Hamas pourrait reconsidérer sa position sur la proposition de cessez-le-feu égyptienne.

Les discussions ont été menées côté égyptien par le chef des services de renseignement, Hassan Rashad, qui a rencontré au Caire une délégation de hauts responsables du Hamas. Au cours de cette réunion, les représentants du Hamas ont annoncé leur rejet de la proposition qui leur avait été présentée la veille, exigeant des amendements et des garanties pour un retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza.

Notre illustration : le président Abdel Fattah El-Sisi et le général Hassan Rashad.

Photo : Réseaux sociaux

Avertissements égyptiens

Selon deux sources proches des négociations, la première rencontre a été tendue, et Rashad a prévenu – ou menacé – que le Hamas aurait de ses nouvelles. Les conversations ultérieures, samedi et dimanche, ont pris un ton encore plus menaçant. Les hauts responsables du Hamas, dont la plupart sont basés à Doha, ont reçu de sévères avertissements de la part des Égyptiens.

Point de passage de Rafah (archives). Photo : AFP

Parmi les menaces véhiculées figurait une déclaration selon laquelle si le Hamas persistait à rejeter l’offre de médiation égyptienne, le point de passage de Rafah serait fermé. Cela bloquerait de fait la seule voie de sortie pour les Palestiniens blessés et malades de Gaza et fermerait le seul passage pour les personnes quittant la bande de Gaza.

Lors de la prochaine vague de menaces, l’attention s’est portée sur les terroristes libérés et expulsés dans le cadre de l’accord. Plusieurs centaines d’entre eux, considérés comme les plus dangereux, sont actuellement hébergés dans des hôtels du Caire en attendant leur réinstallation dans des pays tiers. Ce processus est au point mort faute de pays d’accueil disposés à les accueillir. Les responsables égyptiens ont averti que, dans un premier temps, ces militants seraient emprisonnés puis expulsés d’Égypte.

Une autre menace impliquait que l’Égypte retire complètement son soutien à Gaza, y compris son initiative de reconstruction de la bande de Gaza. Selon une version des faits, la conversation aurait été ponctuée d’insultes de la part de l’Égypte, un responsable ayant déclaré : « Le monde arabe tout entier doit maintenant réparer les dégâts que vous avez causés. »

Des rapports révèlent également que l’Égypte ressent les effets financiers du blocus des Houthis sur la mer Rouge, qui bloque également le canal de Suez, l’une des principales sources de revenus du pays.

Le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty, et l’envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, ont parlé des efforts « pour obtenir la libération des captifs israéliens, la désescalade et le rétablissement du cessez-le-feu entre lundi Israël et le Hamas dans la bande de Gaza », selon le ministère égyptien des affaires étrangères.

JForum.fr avec ILH et Kan News

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