« Si tu veux offrir, comme Korban Min’ha (oblation), des pièces de four, ce sera de la fleur de farine, en gâteaux azymes pétris » (Vayikra 2,4)
Au cours des dernières décennies, on a découvert qu’il existe dans l’atmosphère des ondes électriques invisibles, des ondes radio, etc. De la même façon, le Créateur, loué soit-Il, nous a dévoilé dans Sa Tora la présence dans l’univers d’autres ondes invisibles : les forces d’impureté et de pureté.
Afin d’activer ces forces de pureté et de faire épancher des bienfaits sur l’homme et son entourage, nous avons besoin d’actes spécifiques, par l’entremise d’objets précis comme la Mezouza, les Tsitsioth et les Tefilines.
Nos Sages affirment (Mena’hoth 43b) que tout homme qui porte les Tefilines sur la tête et sur le bras, porte un Tsitsit sur ses vêtements, et dépose une Mezouza au seuil de sa maison est renforcé et cette pratique contribue à lui éviter de commettre des fautes.
Ces trois Mitsvoth ont ceci de particulier qu’elles ont la faculté de purifier le cœur et la pensée. Il existe divers récits, au fil des époques, sur la faculté de ces Mitsvoth à insuffler un vent de pureté.
La puissance de la Mezouza
À propos de la Mezouza, le Ari zal écrit que le Nom Divin Cha-kaï, figurant sur la Mezouza, protège l’homme du Yetser Hara’.
La Guemara (‘Avoda Zara 11a) relate qu’un empereur romain envoya une légion de soldats chercher Onkelos, qui s’était converti au judaïsme. Lorsqu’ils se saisirent d’Onkelos et quittèrent son domicile, il posa sa main sur la Mzzouza et leur parla de cette Mitsva, les incitant à se convertir.
Les commentateurs expliquent qu’il leur parla à cet endroit précis car, grâce à la Kedoucha de la Mezouza, il est possible d’insuffler la Émouna (foi), même dans un cœur non-juif.
Le mérite des Tsitsioth
Il est dit (Bamidbar 15,39) : « Des franges (Tsitsioth) dont la vue vous rappellera tous les commandements de l’Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux. »
La Guemara (Mena’hoth 44a) raconte l’histoire d’un homme qui échappa à une faute grave grâce au mérite du Tsitsit. On raconte qu’un jour, un disciple se présenta devant rabbi Chalom de Belz, en larmes : son fils aîné s’était écarté du chemin et allait épouser une femme non-juive. Le rabbi lui dit de le ramener à la maison et de l’amener chez lui.
Le rabbi conseilla au jeune homme de porter un Talit katan sous ses vêtements, même dans les lieux de danger, et qu’il le protégerait. Lors de sa fête de mariage, il transpirait et retira ses vêtements, révélant le Talit. Les non-Juifs présents le chassèrent en l’humiliant. Il retourna ensuite chez son père, repentant.
La force des Tefilines
Le Rambam (Hilkhot Tefilines, chap. 4) affirme que celui qui porte les Tefilines est épargné des mauvaises pensées.
Un rav âgé raconta qu’un ‘hassid aisé avait un fils qui s’était dégradé. Son rav, rabbi Yits’hak de Skvira, lui conseilla d’acheter des Tefilines mehoudarim (de haut niveau) et d’imposer à son fils de les porter pour recevoir son héritage. Le fils accepta et, après plusieurs mois de pratique, fit Techouva.
Le rav expliqua que les Tefilines ont une segoula particulière pour orienter le cœur vers Hachem.
Un socle spirituel incontournable
Un jour, un ouvrier demanda à rabbi Chelomo de Slonim s’il pouvait retirer son Talit katan à cause de la chaleur. Le rabbi répondit : « As-tu déjà vu un homme en mer, entouré de vagues menaçantes, retirer sa bouée de sauvetage ? »
Ces trois Mitsvoth constituent un socle du respect de toutes les autres Mitsvoth. Dans les lieux ou époques où l’on a observé un relâchement, les Maîtres d’Israël ont mis l’accent sur elles.
Rabbi Moché de Coucy, célèbre Richon de France, raconta dans son ouvrage Smag qu’il incita des milliers d’hommes à observer ces Mitsvoth.
Rabbi Nathan Shapira, élève du Ari zal, composa un ouvrage spécifique à leur sujet : Matsath Chimourim, dont les initiales forment : Mezouza, Tsitsit, Tefilines.
Un lien avec le Korban Min’ha
Le Zohar sur notre paracha explique que le Korban Min’ha permet l’expiation des fautes nées du feu de la convoitise. Il était préparé avec de la farine et de l’huile, sans levain, pour symboliser la pureté.
Le mot Matsa (gâteaux azymes), utilisé dans ce Korban, a pour initiales : Mezouza, Tsitsit, Tefilines. C’est une allusion pour que celui qui apporte une offrande se renforce dans ces Mitsvoth, et mérite la sainteté et la pureté.
Chabbath Chalom !