L’affaire Qatargate semble mal tourner !

0
79

« Qatargate » : Ourikh et Feldstein libérés | Le juge : « Il ne s’agissait que d’un brouillon – pas d’avis sécuritaire officiel »

Be’hadré ‘Harédim

Développement dramatique dans l’affaire « Qatargate » : les conseillers du Premier ministre Benyamin Netanyahou, Yonatan Ourikh et Eli Feldstein, ont été libérés ce vendredi (4 avril) et placés en résidence surveillée, après que la police a échoué à fournir un avis de sécurité signé justifiant leur maintien en détention.

La décision a été rendue par le juge Menahem Mizrahi, qui a critiqué sévèrement la conduite de la police. Il a souligné que, malgré les allégations répétées de la police selon lesquelles l’affaire constituait une menace pour la sécurité de l’État, seul un brouillon non signé d’un avis sécuritaire avait été présenté, sans preuve concrète de danger réel.

« Les affirmations de menace pour la sécurité sont graves, mais elles ne sont pas étayées par les documents requis », a déclaré le juge. « S’il s’agit d’une affaire sécuritaire, comment est-il possible qu’il n’y ait aucun avis formel, signé et fondé ? »

Plus tôt dans la journée, la police avait demandé une prolongation de sept jours supplémentaires de la détention d’Ourikh et Feldstein, soupçonnés entre autres de contact avec un agent étranger, de corruption, de violation de la confiance et d’infractions fiscales.
Concernant Ourikh, un soupçon spécifique pèse sur lui : la transmission d’informations sensibles au lobbyiste américain Jay Footlik, qui aurait agi pour promouvoir les intérêts du Qatar.

Durant l’audience, l’avocat d’Ourikh, Me Amit Hadad, a affirmé que son client avait perdu connaissance lors de son interrogatoire, en raison de douleurs à la poitrine, mais n’avait pas reçu de soins médicaux adéquats. Il a également dénoncé une manipulation illégale : Feldstein aurait été conduit dans la même pièce qu’Ourikh sous le faux prétexte d’une rencontre avec son avocat.

La police a rétorqué que la rencontre avait eu lieu dans une salle d’attente, et non dans une salle de consultation confidentielle.

Malgré la défense de la police, le manque de documents sécuritaires probants et les critiques du juge ont conduit à la libération des deux suspects, sous conditions restrictives, dans le cadre d’une résidence surveillée.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire