Dans le contexte des enquêtes sur l’affaire dite du « Qatargate » (notre illustration : île au Qatar), dans laquelle les conseillers de Netanyahou et plusieurs hommes d’affaires sont soupçonnés d’avoir favorisé les intérêts du Qatar en Israël contre certains avantages, un avis juridique daté de 2024 a récemment été rendu public. Rédigé par l’avocat Gilad Sher, il affirme clairement qu’aucun obstacle légal n’empêche de promouvoir le Qatar en Israël, car il ne s’agit pas d’un État ennemi selon le droit israélien.
JDN
Selon une publication du média i24 News, l’homme d’affaires Jay Footlik, actuellement accusé d’implication dans l’affaire, aurait sollicité Me Gilad Sher et reçu de sa part un avis juridique écrit. Celui-ci l’autoriserait à promouvoir une médiation qatarie concernant l’accord sur les otages, en influençant les décideurs israéliens, les journalistes, le public et les réseaux sociaux – y compris en facilitant des déplacements d’Israéliens vers le Qatar.
Dans cet avis, Me Sher précise qu’une telle action est licite, car le Qatar n’est pas juridiquement considéré comme un État ennemi.
À noter : Gilad Sher a ensuite contacté la conseillère juridique du gouvernement pour demander qu’elle empêche le limogeage du chef du Shabak (service de sécurité intérieure), décision prise dans le cadre du Qatargate. Il a même déposé une requête à la Cour suprême (Bagatz) contre ce limogeage, évoquant un conflit d’intérêts.
Cependant, il n’a pas révélé dans sa requête qu’il est l’auteur de l’avis juridique ayant permis les actions de Footlik, aujourd’hui sous enquête du Shabak.
Réaction de Me Gilad Sher sur cette affaire : « Je ne commente pas. »