Une nouvelle étape majeure dans la campagne pour la sainteté du Chabbath : le conseiller juridique de la municipalité de Ramat Hasharon a statué, dans un avis juridique, que la municipalité a le devoir d’appliquer la loi contre les violations du Chabbath sur le site du centre commercial Big Fashion Glilot.
Dès ce prochain Chabbath, les agents municipaux devront infliger des amendes aux commerces ouverts en violation du Chabbath dans ce complexe.
Be’hadré ‘Harédim – Avrami Perelstein
Dans un développement significatif dans la bataille pour la sauvegarde du Chabbath dans le centre commercial Big Fashion Glilot, l’avocat Mikha Blum, conseiller juridique de la ville de Ramat Hasharon, a publié un avis juridique sans précédent, obligeant la municipalité à mettre en œuvre une politique stricte de sanctions contre la profanation du Chabbath.
Cet avis, signé à la fois par l’avocat Blum et par le procureur pénal municipal, Maître Amit Geiger, indique clairement que la municipalité doit appliquer efficacement le règlement municipal existant et ne peut faire preuve de laxisme. Cela signifie que les inspecteurs municipaux doivent sanctionner tout commerce ouvert pendant le Chabbath, à l’exception de ceux définis par la loi sur les commerces comme « essentiels », et donc explicitement autorisés.
Le fondement légal de cet avis repose sur la « loi sur les supérettes », votée en 2018, et incorporée dans l’ordonnance des municipalités. Cette loi stipule que l’ouverture des commerces est interdite les jours de Chabbath, de fête et de repos national, et que seul le ministre de l’Intérieur peut accorder des exemptions, exclusivement pour des établissements dits essentiels.
Par conséquent, il est illégal d’ouvrir des boutiques de mode ou des enseignes de marques, comme celles actuellement actives dans ce vaste centre commercial.
L’avis renforce également la validité de la loi en mentionnant que plusieurs municipalités telles que Rishon LeTsion, Givatayim, Modiin et Holon, qui ont tenté de contester cette loi devant la Cour suprême israélienne (Bagatz), ont échoué et dû retirer leur recours, en raison de la clarté et la fermeté de la loi.
Cette prise de position juridique intervient après que les exploitants du centre Big Fashion Glilot ont clairement annoncé leur intention d’ouvrir le complexe le Chabbath, en violation manifeste de la sainteté de ce jour. Cette initiative a suscité une protestation massive menée par les grands rabbins et dirigeants spirituels de toutes les communautés, qui ont publié une lettre historique et sans précédent appelant au boycott de l’ensemble des centres « Big » à travers le pays.
La lettre exprimait une douleur profonde face à l’atteinte à la sainteté du Chabbath, et soulignait les graves conséquences spirituelles d’une telle profanation publique.
Les activistes pour la préservation du Chabbath ont salué cet avis juridique comme une victoire importante dans la lutte pour préserver le caractère juif de l’espace public en Israël.
« C’est une première étape cruciale dans le combat pour l’identité juive de l’État. Nous espérons sincèrement que cet avis juridique, et le message clair qu’il véhicule, influencera d’autres centres commerciaux à travers le pays, et garantira la protection du Chabbath dans l’espace public israélien. »