Attaque contre la conseillère juridique du gouvernement à la Knesset : « Elle autorise l’effusion de sang des Arabes »

2
47

Le député Moshe Saada du Likoud a attaqué la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, l’accusant d’empêcher la police de faire son travail en raison de son opposition à la loi sur les logiciels espions. « Elle permet les meurtres et le sang dans les rues parce qu’elle bloque cet outil fondamental », a-t-il déclaré. La conseillère juridique s’oppose à cette proposition de loi parce que le ministre Levin exige d’en exclure les députés soupçonnés de corruption.

Efrat Forsher 

Le député Moshe Saada (Likoud) a vivement critiqué aujourd’hui (mardi) la conseillère juridique du gouvernement lors d’une réunion de la commission de la sécurité nationale. Selon lui, Baharav-Miara empêche la police d’exercer ses fonctions en s’opposant à la loi sur les logiciels espions. « Nous avons ici une conseillère juridique qui autorise l’effusion de sang des Arabes. Elle empêche la surveillance et l’enquête de la commission d’enquête gouvernementale (sur les logiciels espions) et, en parallèle, permet les meurtres et les violences dans les rues en bloquant cet outil fondamental », a-t-il accusé.

Le débat portait aujourd’hui sur la proposition de loi privée déposée par Saada visant à permettre à la police d’utiliser des logiciels espions pour lutter contre les organisations criminelles. Cette initiative intervient après que le projet de loi gouvernemental soit resté en suspens en raison de l’opposition de la conseillère juridique à l’exigence du ministre Levin d’exclure de cette loi les députés soupçonnés de corruption.

« Elle permet les meurtres et le sang dans les rues en empêchant l’utilisation de cet outil fondamental », a réaffirmé Saada.

En novembre dernier, la Knesset a adopté en première lecture la « loi sur les logiciels espions » après avoir retiré de l’ordre du jour un texte qui aurait permis à la police d’accéder, sur autorisation judiciaire, aux téléphones et ordinateurs des citoyens, à leur insu. L’opposition a boycotté le vote, dénonçant un processus législatif irrégulier dans lequel la coalition a retiré puis réintroduit la proposition à l’ordre du jour. Avant le vote, des députés de l’opposition ont crié des slogans tels que « loi corrompue » et « honte ».

Selon des informations obtenues par Walla!, Yaïr Netanyahou, le fils du Premier ministre, aurait exercé des pressions en coulisses sur les dirigeants de la coalition pour qu’ils n’avancent pas cette proposition, arguant qu’elle donnerait à la police des pouvoirs excessifs pour enquêter sur les citoyens. Cette proposition de loi, portée par le député Tzvika Fogel du parti Otzma Yehudit, a été approuvée en début de semaine par la commission ministérielle chargée de la législation, malgré l’opposition de la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara.

2 Commentaires

  1. Bravo pour la qualité retrouvée des articles, peut-être due partiellement ou en totalité à l’utilisation de l’IA?
    Quoiqu’il en soit le titre reste ambiguë, on a vraiment l’impression que c’est le sang des arabes qui est versé…

    • Non, l’article de base posait le même problème, mais à le lire, il semble bien que c’est juste : en limitant l’utilisation de moyen de contrôle des téléphones et autres, elle met en danger les Arabes ! C’est un argument comme un autre, même si nous n’y sommes plus tellement sensibles depuis quelques temps…

Laisser un commentaire