Le Conseil de sécurité nationale israélien (NSC) a publié une évaluation des menaces terroristes ciblant les Israéliens à l’étranger, en amont des congés de printemps. Cette analyse vise à sensibiliser les voyageurs aux risques encourus dans plusieurs régions du monde.
D’après le NSC, l’Iran demeure un acteur majeur du terrorisme mondial, qu’il orchestre directement ou par l’intermédiaire de groupes affiliés tels que le Hezbollah et le Hamas. L’Iran emploie des actions terroristes comme levier politique et comme moyen de riposte aux attaques ciblant ses dirigeants. Plusieurs attentats imputables à des agents iraniens ont été déjoués ces derniers mois, notamment contre des ambassades israéliennes en Suède et en Belgique. En outre, des cyberattaques et des tentatives d’enlèvement d’Israéliens, sous couvert d’opportunités commerciales, ont été mises en échec.
Le Hamas renforce ses activités à l’étranger
Parallèlement, le Hamas est également identifié comme une menace grandissante pour les Israéliens à l’étranger. L’affaiblissement de son influence à Gaza a conduit l’organisation à intensifier ses tentatives d’attentats en dehors du territoire palestinien. Depuis le 7 octobre, plusieurs complots impliquant le Hamas ont été neutralisés en Europe, notamment au Danemark, en Allemagne, en Bulgarie et en Suède.
Outre l’Iran et le Hamas, d’autres groupes terroristes islamiques, à l’instar de l’organisation État islamique (EI), d’Al-Qaïda et d’Al-Shabab, accroissent leur activité sur la scène internationale, en particulier en Europe. Le NSC prévoit une intensification de ces attaques, alimentée par la reprise des hostilités à Gaza. Certaines opérations ont déjà été revendiquées par l’EI, comme l’attaque de la Saint-Sylvestre à la Nouvelle-Orléans, des attentats à la voiture bélier en Allemagne, un assaut au couteau en Autriche et des incendies criminels visant des lieux de culte juifs au Canada et en Australie.
L’activité djihadiste reste particulièrement présente en Afrique, notamment dans la Corne de l’Afrique, le Sahel et certaines régions d’Afrique centrale. Elle se manifeste également au Moyen-Orient, en Afghanistan, au Pakistan, au Bangladesh et dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est.
Une vigilance accrue recommandée
Le NSC met un accent particulier sur la péninsule du Sinaï, qualifiée de « zone à haut risque ». Bien que la fréquentation touristique israélienne y ait diminué, elle reste une destination prisée et est classée au niveau 4 d’alerte (menace grave). Les autorités conseillent d’éviter tout voyage dans cette région.
Au-delà des risques terroristes, l’évaluation met en lumière une hausse des agressions antijuives, qu’elles soient perpétrées par des groupes organisés ou des individus isolés. Parmi les incidents récents, l’agression de supporters du Maccabi Tel Aviv à Amsterdam illustre cette tendance.
Face à cette menace persistante, le NSC recommande aux Israéliens de redoubler de prudence lors de leurs déplacements à l’étranger. Il leur est conseillé de consulter régulièrement les avertissements de voyage publiés sur le site officiel du NSC et de suivre les recommandations en fonction du niveau de risque de chaque destination. Une hotline dédiée est également disponible 24h/24 pour informer et assister les citoyens israéliens (+972-2-6667444).
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