D’après des sources récentes, Donald Trump envisagerait un déplacement en Arabie saoudite dans les mois à venir. Un voyage qui ne serait pas anodin, tant il s’inscrirait dans la continuité de la politique étrangère qu’il avait initiée lors de son premier mandat. Ce retour à Riyad pourrait donner un nouvel élan à la dynamique diplomatique des États-Unis avec leurs partenaires du Golfe, bien plus enclins à composer avec lui qu’avec ses prédécesseurs démocrates.
Ce positionnement a souvent suscité la controverse. L’ancien président n’a pas hésité à froisser le Canada, à réorienter les priorités américaines vers l’Asie et à tenter une ouverture vers Moscou. Avec la montée des tensions au Moyen-Orient et l’activisme accru des milices pro-iraniennes, l’Arabie saoudite pourrait voir d’un bon œil son retour. Contrairement à l’administration Biden, jugée trop hésitante sur certains dossiers, Trump bénéficie d’une confiance relative auprès des monarchies du Golfe, qui préfèrent une approche plus tranchée face aux menaces régionales.
Si ce voyage se concrétise, il pourrait aussi s’inscrire dans un agenda diplomatique plus large, avec des avancées sur plusieurs dossiers sensibles. L’Iran reste un point de tension majeur. Trump a récemment envoyé une lettre à Téhéran par l’intermédiaire des Émirats arabes unis, fixant un délai de soixante jours pour de potentielles négociations. L’Ukraine et la Russie font également partie des préoccupations de Washington, et l’Arabie saoudite a récemment accueilli des pourparlers entre les belligérants. Un rapprochement avec Riyad pourrait donc servir de levier pour peser sur ces enjeux internationaux.
À l’inverse, les États du Golfe offrent à Trump un terrain diplomatique plus favorable. Ces nations, qui avaient ressenti une forme d’abandon sous Obama et qui restent méfiantes à l’égard de Biden, se montrent plus réceptives à son approche transactionnelle. Leur intérêt croissant pour des alliances économiques alternatives, telles que les BRICS ou l’Organisation de coopération de Shanghai, témoigne de leur volonté de diversifier leurs partenaires tout en conservant des relations solides avec Washington.
Reste à voir si ce voyage aura l’impact escompté. Trump cherchera sans doute à obtenir des succès visibles sur des dossiers clés, comme Gaza ou la Syrie. Mais au-delà des effets d’annonce, ce déplacement pourrait surtout être une démonstration de force à l’approche de la prochaine élection présidentielle. L’ancien président mise sur sa réputation de négociateur hors pair et sur son style diplomatique abrupt pour séduire à nouveau ses partenaires du Golfe. Un pari risqué, mais potentiellement payant.