L’Égypte et le Qatar contre le désarmement du Hamas !

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L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis exigent le désarmement du Hamas, l’Égypte et le Qatar s’y opposent !

Un désaccord majeur autour du désarmement du Hamas
Alors que les efforts internationaux s’intensifient pour la reconstruction de Gaza après les récentes destructions, une profonde division oppose les grandes puissances arabes sur le rôle du Hamas. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis conditionnent leur participation financière à un désarmement total du groupe, tandis que l’Égypte et le Qatar adoptent une position plus conciliante.

Un financement suspendu en attendant des garanties

Lors de réunions de haut niveau tenues à Riyad, il a été révélé que l’Arabie saoudite et les Émirats refusent toute implication financière dans la reconstruction de Gaza tant que le Hamas conserve un pouvoir militaire. Cette exigence s’aligne sur les préoccupations d’Israël, qui estime que toute reconstruction sans démilitarisation serait vouée à l’échec.

Le plan égyptien de reconstruction, approuvé dans ses grandes lignes par plusieurs nations arabes, prévoit la création d’un comité de supervision dirigé par la Ligue arabe et composé de technocrates palestiniens. Ce comité exclurait non seulement le Hamas, mais aussi l’Autorité palestinienne, ce qui répond en partie aux inquiétudes liées à la corruption. Malgré ces ajustements, Riyad et Abou Dhabi restent fermes : sans désarmement du Hamas, aucun fonds ne sera alloué.

Tensions diplomatiques et enjeux politiques
La décision israélienne de suspendre la libération des prisonniers palestiniens, prise récemment, est en partie liée à ces tensions. Israël accuse le Hamas de ne pas respecter les accords et d’utiliser les aides humanitaires pour renforcer ses capacités militaires. De plus, Tel-Aviv voit d’un mauvais œil les discussions internes au monde arabe sur un possible rôle futur du Hamas dans la gestion de Gaza.

Un sommet élargi, incluant le Koweït et Bahreïn, s’est tenu à Riyad pour tenter de dégager un consensus. Si les pays du Golfe s’alignent sur la position saoudienne, l’Égypte cherche à maintenir un dialogue avec le Hamas, estimant qu’une exclusion totale pourrait nuire aux efforts de stabilisation de la région. Le Qatar, quant à lui, continue de soutenir une implication du Hamas dans la gouvernance palestinienne, ce qui crée un fossé grandissant entre les différents acteurs.

Vers un blocage des négociations ?
Le principal point d’achoppement reste la question du désarmement. L’Arabie saoudite et les Émirats insistent sur le fait que tant qu’un seul fusil restera entre les mains du Hamas, la bande de Gaza ne pourra connaître de paix durable. L’Égypte, de son côté, propose une intégration progressive du Hamas dans les forces de sécurité, mais cette proposition est fermement rejetée par les Émirats et l’Arabie saoudite.

Israël, qui observe attentivement ces discussions, a durci sa position en matière de négociations. Le pays voit dans le soutien américain une opportunité pour faire pression en faveur d’un renversement total du Hamas à Gaza. Washington a, en effet, réitéré son soutien à toute initiative visant à affaiblir les capacités militaires du groupe islamiste.

Avec le sommet de la Ligue arabe approchant, l’Égypte dispose de peu de temps pour convaincre ses partenaires d’adopter son plan. Si aucun accord n’est trouvé, la reconstruction de Gaza pourrait être retardée indéfiniment, plongeant la région dans une crise humanitaire et diplomatique encore plus profonde.

Jforum.fr

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